les roses

Les Rosiers

 

Vocabulaire :

 

- Rosier botanique: directement issu de rosiers sauvages, proche de l’églantine.

 

- Rosier remontant: qui fleurit 2 fois dans l’année ou sur plusieurs mois.

 

- Rosier polyantha: rosier à fleurs groupées en bouquet dense.

 

- Rosier grandiflora: rosier à grosses fleurs.

 

- Rosier floribunda: rosier à fleurs moyennes.

 

Il existe plusieurs grands types de rosiers :

 

1 – les rosiers couvre-sol: rosiers variants de 50 à 80 cm de haut. Les rameaux couvrent la terre et parfois se ré-enracinent. Couverts de petites fleurs, ils ont une floraison continue durant la saison. Un exemple : « The Fairy ». Il ne faut pas les tailler, tout juste couper les fleurs fanées à la reprise de la végétation.

 

2 – les rosiers buissons: rosiers variants de 80 à 150 cm de haut. A tailler en fin d’automne et au printemps. Un exemple : « cuisse de nymphe émue »

 

3 – les rosiers tige: rosiers greffés sur une tige haute d’un mètre, surmontée d’un bouquet de feuilles et de fleurs. A planter isolé. A tailler en fin d’automne et au printemps.

 

4 – les rosiers grimpants: rosiers variants de 2 à 6 m de haut. Il leur faut un support pour grimper, ils ne le font pas seuls. A tailler en fin d’automne et au printemps. Un exemple : « Zéphyrine Drouin » « J.Strauss » « Grimaldi ( panaché ) »

 

5 – les rosiers lianes: rosiers variants de 6 à 10 m de haut. Il leur faut un support très costaud, voire des arbres. Ils ne se taillent pas, sauf si l’on veut limiter sa croissance ce qui serait dommage, et pour profiter de sa fructification décorative. Un exemple : « Paul Himalayan Musc »

 

6 – Les rosiers arbustifs: rosiers variants de 150 à 250 cm de haut. Ils peuvent constituer des haies vives. « Mozart »

 

Des rosiers qui tolèrent l’ombre : « Pink Grootentorst » ou « Isaac Pereire »

 

Les soins aux rosiers

 

La Plantation

 

    Comme tous les végétaux il faut faire un trou conséquent ( 40 X 40 cm ). Le sol doit être ameublit sur 20 cm de plus.

 

    Les rosiers se plantent à racines nues de novembre à mars, ( le mieux ) ou toute l’année en conteneurs.

 

    Lorsque l’on plante à racines nues, il est préférable de praliner les racines. Pas les délicieuses pralines roses, mais un non moins délicieux mélange de bouse de vache pas trop fraîche ( 1/3 ), et de compost (2/3 ).  Vous pouvez acheter du pralin tout prêt, il sent moins mauvais ! Plongez les racines dans le pralin après les avoir habillées ( c’est à dire que l’on enlève 1 à 2 cm aux extrémités, cela stimule le départ de nouvelles racines ).

 

 

 

    Il ne faut jamais replanter deux rosiers au même endroit, sans changer la terre au préalable sur 60 X 60 cm. Les maladies sont dans le sol. Ou alors, vous pouvez décaler le trou de plantation.

 

    Après la plantation il faut toujours arroser, même s’il pleut, pour bien fixer la terre autour des racines. Attention à ne pas trop tasser la terre pour ne pas blesser les racines.

 

    Lorsque vous rebouchez le trou, pensez à remettre la terre dans le même ordre pour respecter les couches naturelles et la faune souterraine. Paillez le sol abondamment pour éviter les mauvaises herbes, et limiter les arrosages excessifs.

 

L’entretien

 

    Les rosiers, quasiment tous, sont des plantes à tailler. Vous pouvez faire une taille de nettoyage en novembre, en coupant les branches gênantes et l’extrémité des tiges. Dès qu’il n’y a plus de fleurs.

 

    Au printemps se fait la vraie taille. Il ne faut pas hésiter à couper court pour régénérer les rosiers. Pour les buissons, taillez à 30 cm du sol tous les ans, faites de même pour les arbustifs tous les 2 à 3 ans.

 

    Il faut tailler en biseau au dessus d’un œil tourné vers l’extérieur, généralement au dessus de 2 à 3 yeux. ( voir photo )

 

    Pour les grimpants, gardez la structure et les branches charpentières ( 3 à 5 )  que vous arquez,  les branches latérales sont coupées à 3 yeux. A la base, coupez 1 vielle branche tous les 2 à 3 ans pour favoriser l’apparition de nouvelles pousses.

 

    Les rosiers lianes… on fait ce que l’on peut à la hauteur à laquelle ils sont, les tailler ne freine pas la floraison, les laisser partir non plus.

 

    Il faut couper les fleurs fanées au fur et à mesure, cela stimule l’apparition de nouveaux boutons floraux, puis permet au rosier de se régénérer. On a tendance à ne pas couper assez à ce moment là, n’hésitez pas à descendre de 15 à 20 cm ( sous les fleurs fanées ) pour redonner de la vigueur au rosier.

 

    Après la 1ère floraison il est bon de leur donner un peu de compost pour les requinquer ( fin juin ).

 

    Les amendements sont à donner à la dernière lune de février, le rosier est à ce moment là le plus réceptif. Pour ceux qui ne sortent pas la nuit pour observer la lune, fin février suffira !!

 

Les traitements

 

    On ne traite jamais à midi, on cuirait le rosier. De même, évitez d’arroser les feuilles cela favorise l’humidité et les maladies. Traitez ou arrosez le matin ou le soir.

 

    Pour que les traitements soient plus efficaces, il faut un mouillant, soit du commerce, ( cher et toxique ), soit naturel :le lait. Prenez du lait écrémé ( pour ne pas que votre jardin sente le lait caillé après le savon de Marseille !) utilisez ½  lait et  ½ eau, puis diluez votre produit. Le lait fait adhérer le traitement aux plantes. On peut tester le dosage 10 % lait et 90 % eau, il y avait 2 écoles à la réunion  de samedi.

 

Contre les bébêtes    

 

    Pour les pucerons, qui sont les plus fréquents, ils ne tuent pas un rosier mais affaiblissent les boutons. Le savon noir est le plus écolo, non toxique. Diluez 2 cuillères à soupe de savon noir dans 5 litres d’eau, remuez et vaporisez. C’est préventif et curatif. Cela nettoie aussi la fumagine (champignon noir qui se développe sur le miellat que produisent les pucerons).

 

Puceron et larve de coccinelle

 

Chrysope

 

coccinelle et perce oreille

 

Vous pouvez élever des perce-oreilles, des chrysopes, ou des larves de coccinelles qui adorent manger les pucerons.

 

Vous pouvez écraser à la main ces parasites, en laissant, et en étalant les cadavres sur la tige, cela dégoûte les autres ou les effraie ( ils n’ont pas répondu ! ). bon, moi aussi ça me dégoûte !

 

    L’huile de Neem, sert de stimulant et d’insecticide naturel. Elle est issue d’une plante exotique.

 

    Les pucerons sont apportés par les fourmis, donc il faut délocaliser les fourmilières. Vous pouvez verser 1 petite bouteille de jus de citron sur la fourmilière, elles n’aiment pas. Sinon dans le commerce il existe plein de produits, en tube, en boite; attention certains contiennent du cyanure, il faut faire attention aux enfants.

 

    Si vous arrivez à tuer la 1ère génération de pucerons, celle qui a des ailes, les mâles n’auront pas le temps de féconder les femelles, qui ne pondront pas des générations de femelles (sans aile). Sinon, revenez aux méthodes du dessus !

 

    Les cochenilles, autre sale bébête : elles ont une carapace cireuse qui les protège des traitements, il faut donc d’abord ramollir la carapace, puis apporter le poison. Recette cochenillicide :  mélangez 1 litre d’eau + 1 cuillère à café d’alcool à 70° + 1 cuillère à café d’huile de table + 1 cuillère à café de savon noir. Agitez, vaporisez, puis attendez 20 mn, et renouvelez l‘opération. Il faut le refaire 3 fois toutes les 3 semaines pour éliminer définitivement les cochenilles.

 

    Les mégachilles,( ou abeille découpeuse ) sont des bêtes qui font des trous sur les bords des feuilles. Ce n’est pas dangereux, ni nuisible, laissez-les en paix.

 

    Les cétoines dorées, dont les larves sont de gros vers blancs qui vivent dans le compost. Les larves sont les seules qui décomposent les bois. Il faut donc les garder. Les cétoines dorées aiment bien le cœur des fleurs, mais ce n’est pas grave. En revanche la cétoine noire semble vouloir tuer les boutons des roses de certains d’entre nous. Après des recherches, c’est une variété de cétoine qui aime bien sa famille, et qui ne se déplace qu’en famille, donc qui mange…en ..  vous l’avez compris, il faut déménager 2 à 3 individus, le groupe suivra..

 

Contre les maladies

 

    Pour limiter plusieurs maladies, il est conseillé de planter de la ciboulette, ou de l’ail d’ornement aux pieds des rosiers. Cela éloigne l’oïdium, prévient le marsonia, et renforce le parfum des roses !

 

    L’oïdium : c’est un champignon qui dépose un feutre blanchâtre sur les tiges et les fleurs. Le lait sert de traitement curatif et préventif De plus, cette vaporisation renforcerait les défenses immunitaires de la plante ! En plus c’est économique ! Utilisez-le pur. Le purin de prêle ou le souffre ont également les mêmes vertus.

 

    Le marsonia : est un champignon lié à humidité. Des taches noires apparaissent sur une zone décolorée jaune. Les attaques successives affaiblissent la plante qui dépérit. Les traitements sont efficaces si vous éliminez toutes les feuilles tombées au sol ( le champignon s’enterre et attaquera de nouveau l’an prochain ), ne mouillez jamais les feuilles du rosier, placez un paillage soit d’orties broyées, soit d’écorces de pin, qui empêchera le champignon de remonter sur les tiges. Il vous faudra ensuite traiter avec : triforine ou propiconazole, ou myclobutanil !!! Toutes les 2 ou 3 semaines, 1 ou 2 ans afin d’éradiquer définitivement le champignon.

 

Certains rosiers sont plus sensibles que d’autres.

 

    La rouille : autre champignon.  Utilisez un traitement « spécial rouille » tous les 15 jours, et évitez les roses trémières qui sont les reines de la rouille. Les rosiers anciens et botaniques sont plus résistants.

 

    Le botrytis du rosier : les boutons floraux ne s’ouvrent pas, pourrissent et sèchent. Ce champignon est dû à l’humidité.

 

En premier on peut enlever les pétales extérieurs, puis supprimer le bouton atteint. Si cela ne suffit pas, taillez ou élaguez les arbres voisins qui maintiennent une humidité. Apportez de l’engrais au printemps, et s’il le faut un insecticide à base de pyrimicarbe.

 

Les boutures

 

    En théorie les variétés d’obtenteur n’ont pas à être reproduites, mais bon, vous ne le répèterez pas…

 

    Il faut le faire sur une tige aoûté, c'est-à-dire âgée de plus d’un an, et dure. On coupe une tige qui devrait ne pas avoir fleuri. On peut mettre de la poudre d’hormone de bouturage, ou pas, c’est selon vos convictions.

 

    Coupez une tige de 15 à 20 cm, d’un diamètre d’un crayon. Enlevez les feuilles. Enfoncez presque la totalité de la tige, jusqu’au dernier œil. Plantez de biais, et en pleine terre, à une exposition à mi-ombre, évitez les chaleurs et le soleil brûlant, ou dans un mélange ½ sable et ½ tourbe. Arrosez la bouture.

 

    Vous pouvez aussi laisser en attente des boutures 5 à 6 mois avant de les planter. Plantez-les en pleine terre au pied d’un mur exposé au nord, dans du sable. Certaines variétés sont très difficiles à bouturer.

 

    Si 1/10° réussit, soyez contents.